Nicolas
Forcadel
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Fast Marching
Method Généralisée
Avec E. Carlini,
M. Falcone et R. Monneau, nous avons
généralisé la méthode Fast
Marching pour l'évolution d'interface
développée par Sethian. Cette méthode
numérique est un algorithme très rapide
permettant de faire évoluer un front avec une vitesse
normale prescrite (explications
de la méthode). La restriction de cette
méthode est que la vitesse normale doit être
strictement positive (ou négative) et ne doit pas
dépendre du temps. Dans notre travail, nous avons voulu
adapter cette méthode pour des vitesses normales
très générales voir ici pour une description de notre méthode généralisée.
Nous présentons quelques simulations réalisées avec cette nouvelle méthode. Le premier test concerne l'évolution d'une ligne droite qui évolue avec une vitesse normale linéaire Vn=x1
dans le plan (x1,x2).
Théoriquement, la ligne droite doit rester une ligne droite
et tourner autour de l'origine. C'est ce que l'on observe dans la
simulation. De plus, on remarque que la vitesse de rotation de la ligne
décroit quand celle-ci approche de l'axe où la
vitesse est nulle. Cela vient du fait que la vitesse normale est petite
près de cet axe.![]() Le second test concerne l'évolution de deux cercles disjoints à l'instant initial et avec une vitesse normale:
Vn=1-t
Jusqu'à l'instant t=1,
la vitesse est positive et les deux cercles vont grossir. On va alors
observer un changement de topologie qui est gérer directement
par la méthode. Quand la vitesse devient négative,
l'ensemble va commencer à diminuer et l'on va à nouveau
voir un changement de topologie:![]() Application à la segmentation d'image
Avec
C. Gout et C. Le Guyader, nous avons proposé un modèle de
segmentation d'image numérique utilisant la méthode fast
marching généralisée. Ceci permet de relacher
l'hypothèse sur la condition initiale. En effet, dans les
méthodes de segmentation utilisant la FMM, la condition intiale
devait être contenu à l'intérieur (ou à
l'extérieur) de la zone à segmenter. Ici cette
hypothèse n'est plus nécessaire:
![]() Condition initale Résultat Cette méthode permet
donc de segmenter une séquence d'images en utilisant comme
condition initiale, le résultat de l'image précedente:
![]() Applications à la dynamique de ligne de dislocations
Avec E. Carlini et R. Monneau,
nous avons également adapté notre GFMM au cas de la
dynamique de ligne de dislocations. De manière simple, une
dislocation est un défaut linéaire qui va bouger dans un
cristal lorsque celui-ci est soumis à une contrainte
extérieure. La dynamique d'un tel défaut est simplement
donnée par une équation eikonale où la vitesse
normale est non-locale et dépend de la géométrie
de toute la ligne. En particulier, cette vitesse dépend du temps
et n'a pas de signe constant. Les trois tests suivants concernent
l'évolution d'une ligne au travers d'un obstacle. La vitesse
normale est donnée par
![]() Ici θ vaut 1 à l'intérieur de la ligne de dislocation et -1 à l'extérieur, c0*θ (·,t) est une convolution en espace qui représente la force crée par la ligne de dislocation et c1 est une force extérieur. En particulier, la boule de rayon 0.3 centrée
à l'origine peut être vue comme un obstacle. En changeant
la valeur de α, on obtient différentes évolution
pour la ligne de dislocation:
Case α=1.5: la ligne passe l'obstacle ![]() La ligne est ralentit par l'obstacle mais arrive à le passer sans changer de topologie. Case α=0.5: l'obstacle brise la ligne ![]() En diminuant la valeur de α mais en le gardant positif, l'obstacle devient plus difficile à franchir. La ligne doit donc se déconnecter. Une partie de la dislocation passe l'obstacle et continue à se propager alors que l'autre partie est capturé par l'obstacle et va disparaître. Case α=-0.5: l'obstacle piège la ligne ![]() En choisissant un obstacle plus dur, on observe à nouveau un changement de topologie.
Comme dans le cas précédent, une partie de la ligne va passer l'obstacle et va continuer à se propager.
Par contre une autre partie de la dislocation va rester bloquer sur l'obstacle et ne va pas disparaître. |