Comité Parité


Depuis 2017, un comité parité s’est constitué au sein du CEREMADE.

Membres, fonctionnement

Membres

Le comité parité est constitué à l’heure actuelle de 16 membres dont 7 femmes et 9 hommes.

Alexandre Afgoustidis (PRAG), Maxime Chupin (IR), Béatrice de Tilière (PR), Laetitia Della Maestra (Doctorante), Laure Dumaz (CR), Amic Frouvelle (MCF), Alessandra Iacobucci (IE), Guillaume Legendre (MCF), Katia Meziani (MCF), Clément Moreau (Doctorant), Olga Mula (MCF), Vincent Rivoirard (PR), Robin Ryder (MCF), Julien Stoehr (MCF), Daniela Tonon (MCF), Yannick Viossat (MCF).

Mission, fonctionnement

La mission du comité parité est de mener des discussions sur l’égalité entre les femmes et les hommes au sein du laboratoire et de promouvoir cette égalité. Il proposera de mettre en place des actions visant à encourager les femmes à entreprendre et poursuivre une carrière de premier plan en science. Le comité parité est formé de membres du laboratoire, en veillant à une représentativité adéquate des doctorant·e·s, Ingénieur·e·s, CR/MCF et DR/PR et une répartition équitable du temps de parole entre femmes et hommes. Parmi les membres, un binôme paritaire a la responsabilité de la co-animation dont le rôle est de :

  • servir de relais auprès de la direction du laboratoire,
  • organiser et animer les réunions,
  • rédiger les documents de travail.

Les statistiques de genre du laboratoire

Les statistiques du laboratoire sont résumées ci-dessous.

Pratiques du laboratoire

Pour progresser dans l’égalité entre personnes, notamment en termes de genre, le comité parité a proposé des pratiques concrètes pour le laboratoire.

Écriture inclusive, féminisation des noms

  • Le comité parité et le·a directeur·rice du laboratoire utiliseront l’écriture inclusive dans leurs communications.
  • À ce jour, le site web du laboratoire ne propose pas la féminisation des intitulés de corps et de grades. Pour les personnes le souhaitant, le comité parité prendra en charge avec les services de l’université la féminisation des intitulés de corps et de grades.

Texte de bonne pratique pour les comités de sélection

Le comité parité a proposé un texte de bonne pratique du laboratoire au conseil et à l’assemblée générale du laboratoire, à lire lors des comités de sélection.

“Il est rappelé que la politique scientifique du laboratoire consiste à privilégier la qualité du dossier et la thématique. Dans l’étude des dossiers féminins, le Ceremade encourage fortement le comité de sélection à accorder 1 an par enfant ; par exemple, le dossier d’une femme ayant soutenu en 2015 et ayant eu 2 enfants est évalué comme celui d’un homme ayant soutenu en 2017. Il est par ailleurs rappelé aux membres du comité que tous, hommes comme femmes, sommes sujets à différents biais en fonction du genre, de l’ethnie, de handicaps, etc. Le Ceremade encourage donc chacun·e à agir avec discernement.”

Ce texte a été adopté par le conseil et l’assemblée générale du laboratoire.

Conférences, séminaires

  • Le comité parité a formulé la proposition suivante concernant le financement de conférences organisées par ses membres.

    “Pour progresser en matière d’égalité entre les femmes et les hommes, le conseil du laboratoire demande que toute conférence financée par le CEREMADE comporte une proportion d’oratrices atteignant, ou dépassant celle de la discipline/thématique.”

    Celle-ci a été adoptée par le conseil de laboratoire.
  • Le comité parité propose d’encourager collectivement l’organisation de tous les séminaires/groupes de travail du laboratoire par un binôme paritaire. Le fonctionnement actuel des séminaires est le suivant :


     
  • Pour encourager et aller contre les biais de genre, le comité parité propose une pratique afin d’assurer la bonne représentativité des femmes dans les différents séminaires/groupes de travail : “lors de chaque invitation, envisager une femme et un homme, comparer et ensuite décider de qui inviter”.

    Les statistiques des invité·e·s aux séminaires sont les suivantes :

Gestion de la subvention accordée par le CNRS

Le CNRS accorde une subvention aux laboratoires qui disposent d’un comité parité. La question de son utilisation reste entière. Les pistes ayant été évoquées lors des discussions du comité parité sont :

  • le remboursement des frais de garde d’enfants occasionnés par les voyages lors de conférences. Bien qu’il s’agisse d’un point a priori difficile à mettre en place, une étude de ce qui est permis par les tutelles du laboratoire sera menée.
  • La rémunération d’intervenant·e·s pour des ateliers de genre à destination des lycéennes ou étudiantes en licence.

Journées enfants malades

Les personnels CNRS ont droit à 6 jours de “congés” pour s’occuper des enfants malades. Il semblerait que ce n’est pas le cas pour les enseignant·e·s–chercheur·se·s. Le comité parité se donne pour objectif de clarifier ce point.

Actions pour progresser en matière d’égalité

Un constat : la proportion de femmes décroît de manière significative entre le lycée et l’aboutissement d’une carrière scientifique. Le comité parité du laboratoire se fixe pour objectif les actions suivantes qui ont pour but

  • d’encourager les femmes à entreprendre ou poursuivre une carrière scientifique,
  • aider les femmes à passer certaines étapes clés de la carrière,
  • de pallier les biais de genre sociétal ou individuel.

Mentorat pour les post-doctorantes, doctorantes, étudiantes de M2

“Le mentorat est une relation interpersonnelle de soutien, d’échanges et d’apprentissage, dans laquelle une personne d’expérience investit sa sagesse acquise et son expertise afin de favoriser le développement d’une autre personne qui a des compétences à acquérir et des objectifs professionnels à atteindre (Mentorat Québec, 2016 ; Lafranchise et Cadec, 2014 ; Houde, 2010).”

Le comité parité se propose de mettre en place et de prendre en charge le mentorat à destination des post-doctorantes, doctorantes et étudiantes de M2. Chacune des étudiantes se verrait attribuer une “mentor” parmi les chercheuses ou enseignantes-chercheuses du laboratoire ; le but étant de créer une relation du type de celle décrite ci-dessus. Pour la mise en place de cet encadrement différentes questions sont en suspens : fréquence des rencontres ? Choix des étudiantes ou attribution automatique ?

Un tel encadrement n’est pas envisageable au niveau du M1 du fait des effectifs. Une piste de réflexion est la représentativité de la femme dans la présentation des poursuites de carrière lors des réunions d’information.

Étudiantes de licence - lycéennes

Il a été proposé l’organisation d’une journée sur le thème “Les Femmes dans la Science” qui pourrait regrouper les points suivants :

  • Intervenante spécialisée sur les problèmes d’inégalités liées au genre pouvant faire une présentation lors de cette manifestation.
  • Activité avec une troupe de théâtre (une intervention de ce type déjà organisée à l’IHP).
  • Invitation de chercheuses de premier plan à présenter leurs parcours et recherches.
  • Table ronde de questions/réponses.
  • Speed meeting avec des doctorantes.
  • Ateliers ludiques d’introduction à la recherche.
  • Intervention de l’association “Femmes et Maths”.

Dans l’organisation d’une telle journée, il sera également intéressant de contacter le secrétariat de “l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations” pour connaître les actions envisagées par cet organisme. L’organisation d’une telle journée est un objectif pour le début d’année 2020.

L’organisation étant chronophage, il a été évoqué la possibilité que la ou les personnes en charge bénéficie d’une décharge de service d’enseignement. Ce point sera à discuter ultérieurement notamment devant les instances concernées.

Représentation féminine dans la communication de Dauphine

Le comité parité se fixe pour objectif de veiller à ce que les femmes soient correctement représentées dans la communication de l’université. Pour cela, deux points ont été discutés :

  • s’assurer de la présence de femmes lors de manifestations telles que le “samedi des lycéens”. L’implication d’étudiantes comme vecteur de communication nous semble être un point intéressant. Cela permet à la fois d’éviter une sur-sollicitation des enseignantes-chercheuses tout en proposant un discours ancré dans la réalité des jeunes femmes souhaitant poursuivre une carrière scientifique.
  • Prendre contact avec le service communication de l’université afin d’encourager la parité dans les différents supports de l’université (témoignages, photographies, etc.).

 

Contact

Pour nous contacter : stoehr@ceremade.dauphine.fr